loader-logo

Slow tourisme : apprendre à voyager en prenant son temps

Depuis la nuit des temps, l’Homme est voyageur, mais ce n’est que depuis la seconde moitié du 20ème siècle que le voyage s’est, pour beaucoup, transformé en produit de consommation, perdant en chemin son essence originelle.

Aujourd’hui, le tourisme de masse se développe inexorablement et impacte bien souvent négativement populations et environnement. Toutefois, une tendance de fond semble prendre de l’ampleur ces dernières années et participe à réinventer notre façon de voyager au 21ème siècle : le slow tourisme ou slow travel.

Le slow tourisme : un retour à l’essence même du voyage

Slow travel : réapprendre à voyager

Dans cette société toujours plus pressée, stressée, le voyage est un formidable moyen de déconnexion et d’évasion. Autant donc utiliser ces moments uniques de la meilleure façon qu’il soit pour en tirer toutes ses vertus, et c’est ce que permet le tourisme lent.

Éviter les destinations bondées, oublier les files d’attente, goûter à une cuisine authentique et locale, converser avec un habitant qui n’a pas des dollars dans les yeux lorsqu’il vous regarde…. Une somme de détails qui font pourtant toute la différence.

Pour cela, il est nécessaire de se focaliser non plus la seule destination, mais aussi et surtout sur les expériences
, et la bonne nouvelle c’est qu’en pensant ainsi le voyage peut commencer beaucoup plus près de chez soi.

Plus besoin donc de filer vers une destination lointaine, vous pouvez être touriste dans votre propre région et votre pays ! Furetez dans les coins que vous ne connaissez pas encore, franchissez enfin le pas de porte de ce troquet qui vous interpelle depuis des mois, levez les yeux pour mieux voir l’architecture qui vous entoure. Des trésors se cachent partout, et se mettre au slow tourisme c’est l’occasion de s’amuser à les découvrir, plus facilement et souvent à moindre coût.

Vous avez plutôt envie d’un total dépaysement ? Faites alors en sorte que chaque bout du monde devienne un peu votre chez vous pour les quelques jours où vous y séjournez. Louer chez l’habitant peut-être une excellente façon de vivre un tourisme différent par exemple. Demandez les bonnes adresses aux locaux (et non à Google qui ne sait pas toujours mieux), faites des rencontres impromptues, oubliez l’existence du GPS et perdez-vous dans les ruelles. Vous verrez comme il est facile de se retrouver dans un lieu que l’on n’aurait jamais découvert dans nos guides de voyage traditionnels et malheureusement souvent obsolètes !

Slow tourisme : reprendre le temps de voyager

Aujourd’hui plus que jamais, le temps est devenu une ressource rare. Nous ne disposons pas tous du même temps libre, en fonction de nos différentes obligations ou selon les périodes de nos vies. Mais nous partageons la même envie de voyage, et nous pouvons tous prendre le temps, à notre mesure, de nous évader et vivre des moments inoubliables.
Pour cela, il faut retrouver un plus juste rapport entre le temps disponible et les kilomètres parcourus. La technologie nous a donné des ailes, et il est effectivement très tentant de s’envoler loin, même le temps d’un week-end. Mais une chose est sûre : plus le nombre de kilomètres parcourus est grand, plus il y a de choses à découvrir en chemin, et plus cela demande donc du temps.
Choisir de prendre son temps pour voyager, c’est préférer la qualité à la quantité, c’est donner la priorité aux rencontres et aux expériences, c’est aussi respecter son rythme naturel et s’offrir la possibilité d’être spontané, et de se laisser surprendre sur le chemin.
Le slow travel vous offre de ce fait plus de temps en évitant le stress et les contraintes d’une organisation en amont parfois complexe et très souvent chronophage.

Le tourisme lent, une philosophie

Dans le voyage en mode « slow », le chemin importe au moins autant que la destination, et cela est valable pour les routes parcourues comme pour les apprentissages reçus. Voyager lentement, c’est l’occasion de revenir à plus de simplicité et d’authenticité et de trouver de l’extraordinaire dans des choses peut-être plus ordinaires qu’une immense pyramide ou un geyser frémissant.
Cela n’empêche pas de concilier les “immanquables” aux découvertes plus spontanées, mais quoiqu’il en soit l’idée est de savourer chaque instant, de mettre chacun de ses sens en éveil et ainsi se créer des souvenirs de voyage qui vous sont propres et qui ne se partagent pas sur les réseaux sociaux.
Le philosophe Hippolyte Taine disait « On voyage pour changer, non de lieu, mais d’idées. » Le slow tourisme, c’est définitivement les deux !

Le BA-B-A du slow tourisme

Privilégier les modes de déplacement lents

Le slow travel implique souvent un tourisme itinérant – même si vous pouvez aussi choisir de rester au même endroit tout le temps et juste vous balader autour de votre maison d’adoption. Dans une époque où on prend un avion comme on prend un taxi, on se rend bien compte que ce n’est pas en survolant les pays que l’on peut découvrir en profondeur les nombreux secrets qu’ils réservent (et en plus c’est un mode de transport particulièrement polluant).

Choisir le slow tourisme c’est donc revenir à des façons de se déplacer qui permettent de décider de changer de destination sur un coup de tête ou en fonction des criconstances. Reprenez le train, pas forcément le TGV, mais ce petit train un peu désuet qui fait voyager dans le temps. Partez en road-trip, et n’hésitez pas à remplir toutes les places de la voiture pour partager le plaisir. Le bus est aussi une solution intéressante pour préserver à la fois votre budget et l’environnement. Vous avez envie de vous reconnecter avec la nature : le van aménagé vous donnera une sensation de liberté et d’infini. Pour les plus sportifs grimpez sur un vélo ou pour les plus aventuriers partez juste avec votre sac à dos et partez en pleine nature. Trouvez le mode de déplacement qui vous convient le mieux, ou variez les plaisirs. Chaque option réserve des expériences différentes et uniques !

Le slow travel, un tourisme plus responsable

Prendre plus de temps pour voyager est aussi un moyen de mieux respecter l’environnement et et les populations locales.
En effet, voyager plus lentement induit nécessairement de réduire le nombre de kilomètres parcourus (donc son impact carbone) et permet de prendre le temps de rencontrer et d’échanger avec les locaux sur la route.
En évitant les zones de surtourisme, vous participez ainsi à enrichir des populations plus en retrait et souvent plus dans le besoin. Moins sollicitées, ces populations sont d’ailleurs souvent plus ouvertes à de réels échanges, chargés de moments d’authenticité qui resteront gravés dans votre esprit !
Aussi, dans le slow tourisme, il ne s’agit plus d’être un client roi, mais de se comporter en humble voyageur – cela n’empêchant évidemment pas d’en profiter avec enthousiasme. Pensez ainsi à prendre le temps de respecter le lieu et les habitants qui vous accueillent. Apprendre quelques mots de la langue qui y est parlée, respecter les coutumes, limiter au maximum vos déchets, ne pas prendre les animaux sauvages pour des peluches… Voici autant de bonnes pratiques pour que l’expérience vécue soit bénéfique autant pour vous que pour ceux qui croiseront votre route et pour que cette destination puisse faire le bonheur des voyageurs qui passeront après vous.

 

Le slow travel participe à une tendance de fond qui tend à développer un tourisme plus équilibré et plus durable.

Quelques pistes pour vos prochains voyages :

Voyager moins souvent, mais plus longtemps pour privilégier une vraie déconnexion :
💡 Parcourez pendant 1 mois les grands espaces de Namibie et laissez ses dunes parfois presque irréelles vous surprendre.

Se limiter à une zone de voyage plus restreinte au lieu de vouloir traverser tout un pays en long et en large de peur de rater un must seen :
💡 La région de la Cappadoce, en Turquie, est un joyau brut qui offre à elle seule un dépaysement inoubliable.

Éviter les vols internes et les remplacer par des modes de transport par voie terrestre, maritime ou fluviale :
💡 En Patagonie, le ferry vous fera découvrir les moindres recoins des fjords sans oublier que vous aurez peut-être la chance d’y croiser baleines, orques ou lions de mer.

Utiliser les même modes de transport que la population locale pour favoriser les rencontres et le partage :
💡 En Inde, prenez le train en 3ème classe pour vivre un trajet des plus authentiques.

Prendre un vol aller et retour depuis deux aéroports différents et passer son voyage à relier les deux par la route ou par la marche :
💡 Atterrissez à Buenos Aires et repartez de Rio de Janeiro, et entre ces capitales vibrantes, découvrez cascades et nature luxuriantes.

Allier le déplacement et une activité telle que le voilier, l’équitation, le canoë, la marche ou le vélo afin de faire en sorte que le trajet devienne partie intégrante et essentielle du voyage :
💡 Partez chevaucher les steppes Mongoles et découvrez cette culture nomade unique.

Rester au même endroit pendant plusieurs jours ou semaines pour prendre le temps d’explorer en détail les environs :
💡 Louez une tiny house au fin fond de la Suède, et laissez-vous inspirer pour qui sait écrire le prochain bestseller des récits de voyage…

Ne pas avoir besoin d’arriver à l’aéroport de destination pour débuter son voyage mais commencer sur le pas de sa porte en partant en train ou en bus puis à pied dans la nature
💡 Pas d’obligation de partir en tenue d’Adam ou d’Eve, mais Nans et Mouts sont une source d’inspiration indéniable pour faire de chaque pas une aventure !

Traverser des frontières à pied, traverser des mers en bateau, voyager de nuit dans les trains… 
💡 Ne résistez pas plus longtemps à ce qui inspire déjà 2 voyageurs sur 3 et suspendez le temps lors d’un voyage en train à travers la Russie sur le chemin de fer transsibérien.

 

Le slow tourisme vous inspire ?

Rendez-vous sur notre site pour dénicher des lieux insolites et organiser votre prochain voyage hors des sentiers battus

 

Abonnez-vous à notre newsletter !

* indicates required
4 Points


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *